De la sélection humaine
Il n'y a jamais de but invariable : moral, scientifique ou religieux pour justifier une action et lui donner un sens ; il faut plutôt reconnaître qu’à l’origine du sens, il y a plaisir et déplaisir.
Un spécimen d’humanité sélectionné sur le travail de plusieurs générations ne peut que posséder au plus haut point les instincts qui auront mené à son émergence. Créer une famille pour y produire ce travail de sélection : le travail de toute une vie et de toutes les générations à venir. Pour celui qui en est à l’origine mais aussi pour ceux qui le prolongent ; la perspective d’un infini s’inscrivant dans la réalité et non dans un idéalisme improductif. En ce sens, je crois aux valeurs posées par la famille d’Ambre créée par Zelazny, même si celui-ci décrit finalement le moment de décadence de cette famille. J’aimerai m’attacher à la définition progressive de cette famille.
Le 1er homme : il est imparfait et c’est un homme dont les instincts de décadence côtoient ceux de grandeurs. La vision d’une architecture intemporelle, de quelque chose de foncièrement réel qui le dépasse mais qui en même temps le continue peut l'extirper de la médiocrité; le temps n’a alors plus de prise et la mort n’est plus à craindre pour celui qui saisit le motif de la vie.
Le 2nd homme est un continuateur, les instincts sont mieux maîtrisés car plus soigneusement sélectionnés. Il a le souci de transmettre et la pleine conscience de n’être qu’un maillon pour un autre que lui. Il y perd en énergie dépensée « inutilement » et se cantonne à un usage réglé et régulé de sa force vitale. Il est le traditionaliste par excellence.
Le 3ème homme est le conquérant, il s’est conquis lui-même avant d’étendre sa force vitale sur d’autres forces de plus en plus lointaines, il les assimile car il est durement forgé, rien alors ne peut l’abattre. C’est l’apothéose de la force, en action dans la réalité des apparences.
Le 4ème homme est celui de la décadence et de la dégénérescence de la force. Il ne comprend plus son héritage que comme mascarade nécessaire à la préservation d’un groupe social dont la fonction et le sens lui échappent. Il est mûr pour les loups et les criminels en tout genre qui lui voleront jusqu’à sa vie et mettront des siècles avant de perpétuer eux aussi un héritage viable. Toujours la foule l’emporte avec sa meilleure arme : la médiocrité et sa relative utilité.
Un tel héritage est long et fragile à construire, il a de fortes chances de faillir sous la pression de la foule qui vit et se reproduit dans de biens meilleures conditions : calme, troupeau et sérénité.
Suivre la source qui jaillit,
En suivre les méandres à travers le labyrinthe de la psyché,
Ça sourd et ça se jette dans le monde et nous n’y pouvons rien,
Sinon suivre le mouvement,
L’accompagner du geste et du regard,
Et être ce jaillissement.
Un premier mouvement polémique pour notre 1er homme : une lutte active contre les valeurs des intellectuels défendant la démocratie, l’égalité des droits et toute justification moralisante du système perverti dans lequel il vit.
Les valeurs de l’esclave : l’égalité pour rabaisser ce qui est supérieur, jeter ce qui est égalisé par la suite ; car il n’y a ni intérêt ni utilité à conserver un tel rapport avec un être maintenant possédé. Rechercher l’égalité, c’est suivre l’instinct du néant et de la destruction sans rémission. L’égalité n’est qu’une justification morale, une ruse de ceux qui sont incapables de créer le rapport de force à leur avantage. Il n’exprime pas une vie saine en ce sens qu’il n’a pas pour but de s’agrandir en créant ses propres conditions d’existence. Il vampirise plutôt ce qu’il sait ne pas pouvoir obtenir : c’est l’esprit de vengeance à l’action.
Les valeurs du maître : se suffire à soi, l’égoïsme pour réaliser ce que l’instinct de vie dicte, l’absence de nécessité de s’évaluer par rapport à autrui. Chercher un étalon, c’est déjà soumettre son jugement à autrui. Il s’accapare ce qui l’entoure et y gagne à chaque fois en puissance : l’esprit de conquête. Reconnaissance d’autrui par respect mutuel que ce soit dans l’amitié ou la haine.
Perception du Kairos : l'absence de crainte relative à la mort
Un spécimen d’humanité sélectionné sur le travail de plusieurs générations ne peut que posséder au plus haut point les instincts qui auront mené à son émergence. Créer une famille pour y produire ce travail de sélection : le travail de toute une vie et de toutes les générations à venir. Pour celui qui en est à l’origine mais aussi pour ceux qui le prolongent ; la perspective d’un infini s’inscrivant dans la réalité et non dans un idéalisme improductif. En ce sens, je crois aux valeurs posées par la famille d’Ambre créée par Zelazny, même si celui-ci décrit finalement le moment de décadence de cette famille. J’aimerai m’attacher à la définition progressive de cette famille.
Le 1er homme : il est imparfait et c’est un homme dont les instincts de décadence côtoient ceux de grandeurs. La vision d’une architecture intemporelle, de quelque chose de foncièrement réel qui le dépasse mais qui en même temps le continue peut l'extirper de la médiocrité; le temps n’a alors plus de prise et la mort n’est plus à craindre pour celui qui saisit le motif de la vie.
Le 2nd homme est un continuateur, les instincts sont mieux maîtrisés car plus soigneusement sélectionnés. Il a le souci de transmettre et la pleine conscience de n’être qu’un maillon pour un autre que lui. Il y perd en énergie dépensée « inutilement » et se cantonne à un usage réglé et régulé de sa force vitale. Il est le traditionaliste par excellence.
Le 3ème homme est le conquérant, il s’est conquis lui-même avant d’étendre sa force vitale sur d’autres forces de plus en plus lointaines, il les assimile car il est durement forgé, rien alors ne peut l’abattre. C’est l’apothéose de la force, en action dans la réalité des apparences.
Le 4ème homme est celui de la décadence et de la dégénérescence de la force. Il ne comprend plus son héritage que comme mascarade nécessaire à la préservation d’un groupe social dont la fonction et le sens lui échappent. Il est mûr pour les loups et les criminels en tout genre qui lui voleront jusqu’à sa vie et mettront des siècles avant de perpétuer eux aussi un héritage viable. Toujours la foule l’emporte avec sa meilleure arme : la médiocrité et sa relative utilité.
Un tel héritage est long et fragile à construire, il a de fortes chances de faillir sous la pression de la foule qui vit et se reproduit dans de biens meilleures conditions : calme, troupeau et sérénité.
Suivre la source qui jaillit,
En suivre les méandres à travers le labyrinthe de la psyché,
Ça sourd et ça se jette dans le monde et nous n’y pouvons rien,
Sinon suivre le mouvement,
L’accompagner du geste et du regard,
Et être ce jaillissement.
Les valeurs de l’esclave : l’égalité pour rabaisser ce qui est supérieur, jeter ce qui est égalisé par la suite ; car il n’y a ni intérêt ni utilité à conserver un tel rapport avec un être maintenant possédé. Rechercher l’égalité, c’est suivre l’instinct du néant et de la destruction sans rémission. L’égalité n’est qu’une justification morale, une ruse de ceux qui sont incapables de créer le rapport de force à leur avantage. Il n’exprime pas une vie saine en ce sens qu’il n’a pas pour but de s’agrandir en créant ses propres conditions d’existence. Il vampirise plutôt ce qu’il sait ne pas pouvoir obtenir : c’est l’esprit de vengeance à l’action.
Les valeurs du maître : se suffire à soi, l’égoïsme pour réaliser ce que l’instinct de vie dicte, l’absence de nécessité de s’évaluer par rapport à autrui. Chercher un étalon, c’est déjà soumettre son jugement à autrui. Il s’accapare ce qui l’entoure et y gagne à chaque fois en puissance : l’esprit de conquête. Reconnaissance d’autrui par respect mutuel que ce soit dans l’amitié ou la haine.
Perception du Kairos : l'absence de crainte relative à la mort
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