Peut-on gérer ses émotions ? (3)

Publié le par Franz

2 – À quoi servent les émotions ?



La conception dynamique des émotions ouverte par Spinoza dans « l'Éthique » (1675, édition post-mortem) propose une grille de lecture inédite et riche pour expliquer la diversité adaptative du vivant. Cette conception philosophique du vivant va inspirer un neurologue, Antonio Damasio, qui se réapproprie Spinoza dans son ouvrage « Spinoza avait raison » (2003). La réponse de Spinoza et de Damasio à la question : à quoi servent les émotions ? est la suivante : les émotions sont vitales pour tout être vivant et permettent à ce dernier de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais pour lui, dans le but d'accroître sa puissance d'être.



A – Spinoza et « l'Éthique » (1675)


Le corps doit être pris comme modèle, en aucun cas il ne peut être dominé par la volonté. Contrairement à Descartes qui entreprenait de soumettre les passions par la conscience (selon l'axiome selon lequel toute action du corps a de l'influence sur l'esprit et inversement), le philosophe hollandais Baruch Spinoza perçoit que tous les événements sont soumis à un déterminisme strict. Par conséquent, il en résulte que le libre arbitre et la volonté de domination de nos émotions et de nos pensées sont générateurs d'une illusion sur la nature du vivant et de l'homme en particulier. Il y a, dit Spinoza, une parfaite adéquation entre les choses et les idées. Il n'y a aucune différence entre l'action que nous faisons et les processus intellectuels qui se jouent, puisque l'idée que nous avons de nous-mêmes est l'idée de ce qui arrive à notre corps, l'idée de ce qui l'affecte dans la durée.


Ainsi, c'est seulement par de telles idées que nous connaissons immédiatement notre corps et les autres, notre esprit et les autres. Ni l'esprit, ni le corps ne sont supérieurs à l'autre chez Spinoza, ils sont plutôt en parfaite correspondance : à toute idée correspond une chose et à toute chose correspond une idée. Lorsque mon corps ou mon esprit rencontre un autre corps ou un autre esprit, il peut se composer avec lui et me faire éprouver de la joie ou se décomposer au contact de l'autre corps/esprit et me faire éprouver de la tristesse. La joie est le passage à une plus grande perfection de l'être, alors que la tristesse est le passage à une diminution de ma puissance d'être. La joie et la tristesse sont les deux passions fondamentales, elles se déclinent cependant de manière multiple en suivant cet axe : ce qui me fait grandir/ ce qui me diminue.

Lorsque nous subissons passivement l'action de choses extérieures à notre puissance d'être, naissent alors les passions (ou émotions, dans un vocabulaire plus contemporain), lesquelles sont des modifications passives de notre être. Ainsi, dans la passion, la conscience que j'ai de ces relations est nécessairement limitée aux effets de composition/décomposition entre mon corps/mon esprit et d'autres corps/esprits. Je suis joyeux en mangeant un bon repas et parce qu'il me fait du bien, mais cette joie est un effet, en aucun cas le résultat d'une volonté libre de ma part : Spinoza réduit les prétentions des philosophies de la volonté et rend possible une exploration des pensées qui restent inconscientes.


« C'est ainsi qu'un petit enfant croit désirer librement le lait, un jeune garçon en colère vouloir la vengeance, un peureux la fuite. Un homme en état d'ébriété aussi croit dire par un libre décret de l'âme ce que, sorti de cet état, il voudrait avoir tu ».


La passivité, c’est la soumission au déterminisme extérieur, l’empêchement de l’action par une cause extérieure à nous. Alors que la passivité intérieure est la soumission au déterminisme extérieur, qui exerce en nous une puissance contraire au libre déploiement.

La liberté ou activité est le libre déploiement de l’essence d’un être lorsque le déterminisme extérieur n’exerce aucune pression intérieure. Par exemple : L’homme soumis à la contrainte physique est passif (empêché dans son activité). L’homme soumis à des sentiments ou à des émotions est dans un état de passivité intérieure, il est déterminé par la colère pour un autre être par exemple qui le domine. L’homme actif est celui qui réalise l’essence de l’être humain, le déploiement de la compréhension non pas conquérante mais éclairante sur le monde et sur lui-même. Être actif et libre, c’est donc comprendre ce qui nous pousse à agir, la liberté n'est donc jamais donnée et ne va pas de soi.


Ce sont ces effets de la composition entre choses et esprits qui déterminent l'individu à agir et à produire un effort pour s'animer vers ce qui lui donne de la joie ou pour éviter ce qui lui cause de la souffrance. C'est pourquoi la manière dont l'individu réalise cette satisfaction est conditionnée par les objets qu'il rencontre et l'environnement. Cet effort, cette puissance d'être que chaque être vivant, de la tique à l'homme, entreprend pour réaliser son être, Spinoza le nomme conatus.

Le biologiste et philosophe allemand Uexküll construira un modèle spinoziste du monde en définissant la tique par trois affects et un type spécifique de conatus1 :


  • affect de lumière (grimper en haut d'une branche),

  • affect olfactif (se laisser tomber sur le mammifère qui passe sous la branche)

  • affect calorifique (chercher la région sans poil la plus chaude).

  • Conatus optimal : être repue de sang, pondre et mourir/ conatus minimal : jeûner très longtemps.

Les conséquences de cette philosophie sont multiples, tout d'abord Spinoza rejette les valeurs d'une « morale » transcendante et de la volonté (le « bien » et le « mal ») au profit d'une « éthologie » de la composition (le « bon » et le « mauvais » pour mon être). D'autre part, il construit une philosophie de la motivation ou les émotions apparaissent comme le moteur de l'action et non pas comme des éléments perturbateurs dans l'existence humaine. Pour finir, Spinoza rejette la soumission aux passions tristes qui diminuent notre puissance d'être : la tristesse, la haine, l'aversion, la moquerie, la crainte, le désespoir, la pitié, l'envie, l'humilité, la honte, la cruauté, la vengeance, etc. sont des forces du ressentiment. Se soumettre aux passions tristes, c'est rejeter toute possibilité du bonheur et se complaire dans l'impuissance plutôt que dans la puissance. Ces passions tristes se réalisent chez ceux qui sont soumis aux illusions de la conscience (« je gère mes passions », « Dieu me sauvera après la mort », « les hommes sont naturellement méchants donc autant être un salaud », « les hommes sont naturellement bons donc autant être un agneau ») et propagent des conditions politiques particulières :


« Et ils ne sont pas moins insupportables à eux-mêmes, ceux-là qui savent briser les âmes au lieu de les fortifier. C'est pourquoi beaucoup ont préféré vivre parmi les bêtes que parmi les hommes. De même, des enfants qui ne peuvent endurer d'une âme égale les réprimandes de leurs parents se réfugient dans le métier militaire, choisissent les inconvénients de la guerre et l'autorité d'un tyran plutôt que les avantages domestiques et les remontrances paternelles, et supportent qu'on leur impose n'importe quel fardeau, pourvu qu'ils se vengent de leurs parents ... »


La philosophie spinoziste, en pensant le corps et l'esprit comme deux dimensions différentes mais unies d'un même être, rend possible une conception moniste et non fragmentée du vivant. Tout être vivant réalise son être par un conatus qui lui est propre. En visant la réduction du dualisme corps/âme véhiculé par Descartes, c'est à la souffrance et aux formes que cette souffrance prend dans la société que Spinoza nous invite à réfléchir. Ainsi, toute entreprise humaine qui continuerait à envisager l'homme de manière dualiste est , selon lui, vouée à exacerber la tristesse, parce qu'elle oppose une partie artificiellement surévaluée, la conscience (à laquelle Spinoza privilégie la pensée), à une autre, le corps (conçu comme mécanique au service de nos motivations conscientes).



B – Damasio : Spinoza avait raison (2003)


Antonio Damasio est un neurologue américain qui intègre dans ces recherches les réflexions de Charles Darwin, William James et de Baruch Spinoza.

Damasio cherche à réconcilier le corps et l'esprit en établissant une biologie des émotions et des sentiments. Selon lui, les émotions et les sentiments seraient le résultat d'un long cheminement de l'évolution animale. Ainsi, même les organismes très simples éprouveraient des émotions, c'est à dire des réactions naturelles, qui les conduiraient, directement ou indirectement, à préserver leur corps pour assurer leur équilibre interne. Par exemple, dit Damasio, un animal va éprouver de la peur et se mettre en retrait face à une menace. Avant même qu'il fuie ou qu'il se fige, il se produit des changements dans son organisme: l'augmentation du flux sanguin, sécrétion d'hormones, etc. C'est cette série de réactions, précise-t-il, qui constitue ce qu'on peut appeler une émotion.


Pour Damasio, l'émotion au sens le plus simple est donc utilitaire et a pour but premier de protéger l'organisme, de faire en sorte qu'il s'épanouisse et se perpétue. Il s'accorde ainsi avec la pensée moniste de Spinoza. De manière plus moderne, il va distinguer chez les mammifères supérieurs trois niveaux d'affects : la régulation homéostatique, les émotions et les sentiments.

L'homéostasie est une réaction pour réguler le processus de vie dans l'environnement et favoriser la survie : Quelque chose change dans l'environnement de l'organisme, ce changement altère le cours de la vie de l'organisme, puis l'organisme détecte ce changement et réagit.

Les réactions homéostatiques ont pour but d'appréhender ce qui nous entoure et ce qui se passe en nous. Elles peuvent être présentées dans l'ordre suivant, chacun des processus s'étayant sur le suivant :


  1. Processus du métabolisme (sécrétion hormonales, etc) ;

    Réflexes de base (réflexe d'arrêt devant le danger) ;

    Système immunitaire ;

  2. Comportement d'évitement de la souffrance ;

  3. Besoins et motivations (faim, soif, etc.) : peuvent être accompagnés chez l'homme de la conscience, on les nomme à ce moment désirs ;

  4. Émotions (joie, tristesse) : procédés actifs dès la naissance et ne dépendant pas directement de l'apprentissage. Damasio les définit comme « une modification transitoire de l'organisme dont les causes sont spécifiques. » L'apprentissage n'interviendrait dans les procédés émotionnels que pour déterminer le moment du déploiement des émotions (ex : on apprend pas à être joyeux, mais on apprend quels sont les moments propices à la joie).

    Sentiments : émotions prolongées dans le temps par l'activité de la mémoire et du langage.


Les émotions proprement dites sont visibles au travers des comportements et des actions de chacun. Elles apparaissent sur le corps et en même temps dans l'esprit. Elles répondent dans l'évolution à une nécessité, celle d'avoir une représentation cérébrale du corps pour faciliter l'adaptation. Pour Damasio, un cerveau complexe qui reçoit d'innombrables informations a besoin d'une « carte neuronale » représentant l'organisme. Cette carte permet d'établir une relation entre une réaction automatique du corps (à savoir l'émotion) et ce qui la provoque. L'idée d'une cartographie cérébrale mettant en jeu les interactions de l'homme avec l'environnement est intéressante. Ces cartes se constitueraient par habitude (rôle de la mémoire aussi bien physique que psychique) et seraient fonction de l'environnement et de la manière dont l'organisme vivant s'y est adapté2. On peut supposer par exemple, que la cartographie émotionnelle d'un enfant jeté à l'eau pour qu'il nage et d'un autre qu'on aura accompagné pour la même chose seront différentes.3


D'après Damasio, l'émotion proprement dite existe sur trois niveaux : les émotions d'arrière plan, les émotions primaires et les émotions sociales.


  • Les émotions d'arrière plan ne modifient pas radicalement le comportement d'un individu, même si elles sont importantes. Elles sont la conséquence des processus homéostasiques (comportements de douleur, appétit, besoins, interactions avec l'environnement). Ces émotions d'arrière plan font notre état d'être.

  • Les émotions primaires (peur, colère, dégoût, tristesse, joie.) se retrouvent chez tous les êtres humains ainsi que chez les animaux.

  • Les émotions sociales comprendraient la sympathie, l'embarras, la honte, la culpabilité, l'orgueil, l'envie, la gratitude, l'admiration et le mépris. Ces émotions sociales incorporent les réponses qui proviennent des émotions primaires et d'arrière plan. Par exemple, la gratitude (émotion sociale) pourrait emprunter l'expression du visage de la joie (émotion primaire).

Les émotions sociales, pour Damasio, ne sont pas le résultat de la culture, elles appartiennent à un processus biologique.


Ce point là de la réflexion de Damasio reste, à mon sens, discutable. On peut supposer, avec l'aide d'un penseur comme Vygotski, que l'histoire subjective (interactions sociales et culturelles) joue également un rôle important dans la construction émotionnelle. C'est pourquoi les explications causales et biologiques qui sont celles de Damasio ne suffisent probablement pas et appellent des explications historiques rendant compte du vécu individuel.


« Les processus émotifs ne sont pas sédentaires dans notre vie, mais bien nomades ; ils ne disposent pas d'un lieu fixe à tout jamais. » Lev Vygotski.


La psychanalyse a parfaitement saisi l'importance des histoires individuelles dans le vécu émotionnel. Ainsi, Dejours postule que les affects et les émotions vécues durant l'enfance se rejouent indéfiniment sur la scène du travail. Cependant, Damasio n'est pas un neurologue rigide, puisqu'il indique que les émotions influencent et sont influencées de manière dynamique par l'ensemble des éléments issus du processus homéstasique, la porte reste donc ouverte, même si le neuropsychologue ne la pousse pas ...


Le dernier niveau de la machinerie émotionnelle chez Damasio sont les sentiments s'étayent sur les émotions et sont rendues possibles par la mémoire. Si, à travers les émotions, les organismes tentent de résoudre une interaction problématique avec l'environnement sans conscience, le sentiment, qui est engendré par les émotions, est une prise de conscience informative pour l'esprit. Il dure dans le temps, s'appuie sur la mémoire et peut inspirer une action réfléchie et consciente qui, en degrés, sera supérieure à l'émotion automatisée, et permettra d'anticiper les événements déclencheurs d'émotions.


Pour résumer, les émotions sont chez Damasio une réponse naturelle, adéquate et adaptée, suite à l'évaluation d'une situation (analyse d'éléments internes et externes à l'organisme). Cette évaluation, ou perception, n'est en aucun cas une activité faisant appel à la réflexion consciente : elle s'intègre au processus homéostasique et produit des réactions à l'objet ou à l'événement (nous ressentons alors l'émotion). Cependant, chez l'homme et les mammifères supérieurs, s'établit la possibilité d'une relation entre la réaction automatique de l'organisme et l'objet ou l'événement qui en est à l'origine, et qu'on peut appeler un sentiment. Ce dernier peut se combiner avec l'imagination, les raisonnements ou des souvenirs pour engendrer des réponses adaptatives nouvelles et non stéréotypées. C'est pourquoi les émotions apparaissent comme un socle sur lequel les processus du raisonnement vont se développer.



C – Quelques pistes pour prolonger la pensée de Damasio


Damasio perçoit bien l'interaction des émotions avec le contexte culturel et social, mais il reste fixé en tant que neurologue, sur le fondement génétique des émotions. Cette autre voie a cependant été explorée par Vygotski, qui a compris que les affects (émotions et sentiments) dépendaient étroitement du milieu idéologique et pyschologique. C'est pourquoi si les hommes sont identiques du point de vue génétique, la culture les rend divers dans leur développement individuel. L'étude conjointe de Vygotski et de Damasio montre les apports et les limites des deux démarches. Tous les deux se réclament de Spinoza, mais n'en font pas le même usage. Le neurologue conserve le monisme dynamique du spinozisme et le réduit parfois artificiellement à une explication strictement biologique. Le psychologue marxiste insiste au contraire fortement sur le fait que la vie psychique, sous l'influence de la culture, peut bouleverser la vie physiologique de l'individu.


« Nos affects se manifestent dans un système complexe de concepts, et qui ne sait pas que la jalousie d'un homme vécue au travers des concepts islamiques de la fidélité est autre que la jalousie d'un autre disposant d'un système de représentations opposées, n'a rien compris au fait que ce sentiment est historique, qu'il se transforme fondamentalement en fonction du milieu idéologique et psychologique, même si sans doute un certain élément biologique fondamental s'y maintient qu'y forme la base du sentiment. »


Le « biologisme » de Damasio le conduit également parfois à un optimisme assez béat, notamment en ce qui concerne les émotions nuisibles (tristesse, ressentiment). Il considère ces dernières de manière darwinienne, comme une simple inadaptation de l'organisme avec l'environnement, inadaptation qui se régule normalement dans le temps selon un processus homéostasique. Il ne perçoit pas que le monde dans lequel nous évoluons et que nous nous sommes construits, peut également être dérégulateur pour la « machinerie émotionnelle ». La politique comme enjeu pratique d'un mieux vivre ensemble pour le vivant (ce que le philosophe Gilles Deleuze appellera « biopolitique ») n'est pas envisagée comme régulateur émotionnel. On peut ainsi dire que chez le neurologue américain , nous vivons dans le meilleur des mondes possibles (celui que la nature nous a donné par hasard).

Pour prolonger Damasio, on peut constater que la pensée dualiste n'a pas fait des ravages que dans la dimension scientifique, mais également dans la société des hommes. Cette pensée est toujours à l'action, notamment dans les dimensions techniques et économiques qui règnent dans nos sociétés. Elle a très concrètement segmenté notre existence en deux moments contradictoires qui accentuent la césure de l'individu avec lui-même : d'un côté l'hyperationalité et l'efficacité technique dans le monde professionnel et de l'autre la mise en avant « creuse » du versant émotif dans le temps de loisir qui nous reste après le travail. Que dire du travail tel qu'il est vécu sur les chaînes de montage automobiles et de ses conséquences sur la machinerie émotionnelle des ouvriers ? Il me semble qu'on est loin ici de l'épanouissement individuel qu'envisageait Spinoza pour les hommes ...

1Il est à noter que ce modèle par affects peut être pratiqué sur tous les êtres vivants et qu'il peut se révéler particulièrement instructif. Il permet de dédramatiser le rapport parfois anxieux que nous entretenons avec le vivant. Ce dernier n'est plus alors conçu de manière morale (la tique pique donc elle est méchante) mais selon son orientation vitale. Il permet aussi d'envisager la perception, si minimale soit-elle, que l'être vivant envisagé se fait du monde qui l'entoure.

2 La psychologie cognitive, notamment les travaux de Nico Frijda dans le champs des psychologies de l'évaluation partage le même genre d'approche (Frijda parle pour sa part de « disposition motivationnelle »). Cependant, la psychologie cognitive fait l'impasse sur le corps et ne s'intéresse qu'à l'activité psychique, prolongeant du même coup le dualisme cartésien dans le champ de la psychologie contemporaine, elle perpétue la séparation entre corps et esprit.

3 On peut penser aux perspectives d'une telle explication dans le domaine de l'apprentissage, de l'éducation et du développement individuel en général ...

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Publié dans Psychologie

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<br /> Bonjour Rose,<br /> <br /> Je te conseille l'ouvrage suivant qui a une approche quasiment <br /> exclusivement psychologique mais reste intéressant : "Les émotions. tour <br /> d'horizon des principales théories" de Véronique Christophe, aux Presses <br /> Universitaires du Septentrion, 1998. Je te conseillerai également de <br /> manière plus générale la lecture du psychologue russe Vygotski dans <br /> "Pensée et langage". Le premier bouquin est très synthétique et ouvre <br /> des portes, le second permet de faire le lien entre le développement de <br /> la pensée personnelle et l'appropriation du langage, il est cependant <br /> plus difficile d'accès.<br /> <br /> Merci pour le commentaire et bonne lecture,<br /> <br /> Franz<br />
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