Le rôle de la France et de l'Allemagne dans cette logique du pire (2)
Pour revenir à l’Europe et à son enfermement dans la logique du pire, j’ajouterai que si la France est aujourd’hui incapable de faire entendre le son de sa voix en matière de politique, c’est bien parce qu’il n’y a plus de jugement valable en ce domaine dans aucun pays européen. Avant la révolution, ce pays était un modèle d’organisation et de culture sur lequel les souverains de l’Europe entière s'exstasiaient. Après la révolution, c’est encore une fois le modèle français qui a prévalu. Napoléon avait donné le ton en tentant de créer sa grande Europe, le Code Civil en est la preuve, encore une fois comme modèle d’organisation civile et sociale.
Après la 2ème GM, les petites nations européennes ont vu dans la défaite des grandes puissances continentales (la France par abandon en 39 et l’Allemagne par folie furieuse en 45) la possibilité de rogner et d’égaliser sur ces deux pays, résignés et effrayés à l’idée que cela puisse se reproduire. Bien sûr, les évènements montrent bien que c’est par la volonté de réconciliation de l’Allemagne et de la France, que l’Europe a pris le chemin de l’unification. Cependant, en réunissant pour la première fois avec un droit de parole des zones comme le Benelux, les 2 puissances s’arrangeaient pour se prémunir l’une de l’autre. La tendance s’accentuera à mesure que l’Europe s’agrandira.

En 45, si la France avait perdu la guerre, elle était quand même dans le camp des alliés, l’Allemagne encore diabolisée verra dans la solution européenne un moyen d’exorciser le passé. Face à la puissance politique française, elle cherchera refuge auprès des américains, mais aussi auprès des petits pays européens qui verront dans cette puissance diminuée, le moyen de se prémunir de la France. L’Allemagne a voulu le développement de l’Europe à l’Est car les pays de l’Est ont toujours été germanisés et donc potentiellement alliés. Au début, il s’agissait pour elle de se prémunir de la puissance française, mais bien vite la stratégie de soutien s’est retournée contre ce pays. Aujourd’hui, l’Allemagne qui n’a pas de tradition politique ferme ne sait plus sur quel pied danser. Les petits pays se servent d’elle, au nom de son fédéralisme pour faire avancer leur cause, et cette dernière ne peut qu’emboîter le pas, alors que sa vision de la politique européenne manque de clarté.
C’est malheureusement encore pire pour la France, qui n’a pas su imposer sa force politique, par mollesse et par peur de perdre sa chère souveraineté. Engoncée dans sa conception de l’état nation, elle ne peut proposer aujourd’hui le modèle politique qui convienne à la turbulente Europe. Vexée par les petits états, qui se considèrent tout sauf petits, elle a loupé sa chance avec l’Allemagne de recréer l’Empire de Charlemagne. Qu’auraient pu faire les petits états européens en cas d’unification franco-allemande ? Simplement constater la création de la seconde puissance mondiale.
Après la 2ème GM, les petites nations européennes ont vu dans la défaite des grandes puissances continentales (la France par abandon en 39 et l’Allemagne par folie furieuse en 45) la possibilité de rogner et d’égaliser sur ces deux pays, résignés et effrayés à l’idée que cela puisse se reproduire. Bien sûr, les évènements montrent bien que c’est par la volonté de réconciliation de l’Allemagne et de la France, que l’Europe a pris le chemin de l’unification. Cependant, en réunissant pour la première fois avec un droit de parole des zones comme le Benelux, les 2 puissances s’arrangeaient pour se prémunir l’une de l’autre. La tendance s’accentuera à mesure que l’Europe s’agrandira.

En 45, si la France avait perdu la guerre, elle était quand même dans le camp des alliés, l’Allemagne encore diabolisée verra dans la solution européenne un moyen d’exorciser le passé. Face à la puissance politique française, elle cherchera refuge auprès des américains, mais aussi auprès des petits pays européens qui verront dans cette puissance diminuée, le moyen de se prémunir de la France. L’Allemagne a voulu le développement de l’Europe à l’Est car les pays de l’Est ont toujours été germanisés et donc potentiellement alliés. Au début, il s’agissait pour elle de se prémunir de la puissance française, mais bien vite la stratégie de soutien s’est retournée contre ce pays. Aujourd’hui, l’Allemagne qui n’a pas de tradition politique ferme ne sait plus sur quel pied danser. Les petits pays se servent d’elle, au nom de son fédéralisme pour faire avancer leur cause, et cette dernière ne peut qu’emboîter le pas, alors que sa vision de la politique européenne manque de clarté.
C’est malheureusement encore pire pour la France, qui n’a pas su imposer sa force politique, par mollesse et par peur de perdre sa chère souveraineté. Engoncée dans sa conception de l’état nation, elle ne peut proposer aujourd’hui le modèle politique qui convienne à la turbulente Europe. Vexée par les petits états, qui se considèrent tout sauf petits, elle a loupé sa chance avec l’Allemagne de recréer l’Empire de Charlemagne. Qu’auraient pu faire les petits états européens en cas d’unification franco-allemande ? Simplement constater la création de la seconde puissance mondiale.
Publicité